Nos tutelles

CNRS

Rechercher



Formations recherche

Archeobios
Stage tracéologie
Stage Silex

Médiation


Accueil > Annuaire

DE STEFANIS Cristina

Doctorante – UNS
Préhistoire et Ethnoarchéologie : systèmes techniques, espaces sociaux, transferts

Cursus Universitaire

2011 : Laurea in Archeologia (équivalent master 2 recherche) à l’Università degli Studi di Siena (Italie)
Mémoire : “L’analisi funzionale per lo studio delle industrie litiche. Le macro-tracce del complesso neolitico di Spazzavento (Sesto Fiorentino – FI)” sous la direction de Nicoletta Volante, codirection de Cristina Lemorini

Publications

De Stefanis C. 2008, “L’attività della filatura nel Neolitico di Chiomonte. Analisi funzionale
tipologica per un’interpretazione della documentazione materiale”, Bulletin d’Études
Préhistoriques et Archéologiques Alpines, XIX, pp.45-55.

De Stefanis C. 2007, “Le fusaiole di Chiomonte : analisi funzionale e tipologica”, sezione poster del convegno : Pionieri delle Alpi. Il pieno Neolitico tra le Alpi Occidentali, Chiomonte, Palazzo Levis, 16-17 novembre 2007.

Sujet de thèse

Systèmes techniques des derniers chasseurs-cueilleurs et des premiers agro-pasteurs du domaine liguro-provençal (7000-5500 av. JC) : approche fonctionnelle

Directrice de thèse : Sylvie Beyries

Date de début : 01/10/2012

Abstract
This project concerns the characterisations of changes induced by the setting up of the first agro-pastoral societies in the liguro-provençal coast (Neolithisation).
This research is based on functional analysis of knapped stone tools produced by the last hunter-gatherers (during the 7th and the beginning of 6th millennium B.C.) and the first farmers (beginning of 6th millennium B.C.). This field of analysis provides a description of the technical systems within the context of the local territorial organisation and mobility patterns.
This research investigates foremost the major archaeological findings which have allowed us to trace the neolithisation processes in the coastal area of Provence, Liguria and septentrional Tuscani.

Résumé
Ce projet concerne la caractérisation des changements induits par la mise en place des premières sociétés agropastorales dans l’arc liguro-provençal (Néolithisation).
Il repose sur l’analyse fonctionnelle comparée des outillages de pierre taillée produits par les dernières communautés de chasseurs cueilleurs (7ème et débuts du 6ème millénaire av. n.-è.) et par les tous premiers agriculteurs et pasteurs (débuts du 6ème millénaire av. n.-è.). Ce domaine d’étude contribue à la description des systèmes techniques et par là même à celle des organisations territoriales et des systèmes de mobilité propres aux complexes culturels considérés.
L’étude portera prioritairement sur les référentiels archéologiques majeurs qui permettent de retracer les processus de la Néolithisation en Provence, en Ligurie et Toscane septentrionale.
Le projet s’articule avec plusieurs programmes de recherche que l’unité souhaite développer dans le cadre du quadriennal (équipe Préhistoire et ethnoarchéologie : système technique, espace social, transferts) et tout particulièrement le Projet collectif de recherche ETICALP conduit en partenariat avec les Ministères de la Culture français (Service Régional de l’Archéologie de Provence-Alpes-Côte d’Azur) et italien (Soprintendenza Archeologica della Liguria).

Problématique et résultats attendus
C’est au début de la période Holocène (10ème – 7ème millénaire av. n.-è.), caractérisée par un important bouleversement des écosystèmes lié au réchauffement global et à la déglaciation, que se développent au Proche-Orient les techno-complexes néolithiques qui illustrent une modification radicale du rapport de l’homme à son espace et à son environnement, avec la sédentarisation de l’habitat, l’agriculture et l’élevage. Au cours du 7ème et 6ème millénaire, ces techno-complexes sont diffusés en Europe continentale et sur le pourtour méditerranéen.
En Méditerranée occidentale, d’importants changements comportementaux et culturels se font également jour au début de l’Holocène (Epipaléolithique – Mésolithique) se traduisant notamment par des modifications des cultures matérielles, des pratiques cynégétiques ou encore des modes d’exploitation des ressources végétales. Toutefois leur déclinaison est tout autre que celle que l’on observe au Proche-Orient et l’économie reste entièrement fondée sur la prédation.

Au cours de l’Holocène et plus particulièrement à la fin du 7ème et au début du 6ème millénaire, la question des interactions entre les populations ayant adopté les modes de vie néolithiques et de celles qui ont conservé une économie de chasse-cueillette, est cruciale pour interpréter les conditions du peuplement de l’Europe à la fin de la préhistoire et pour en apprécier et interpréter la diversité culturelle et la mixité populationnelle.
La nature, l’intensité, les échelles et les impacts de ces interactions font l’objet d’interprétations divergentes, un rôle plus ou moins important ayant été accordé à la contribution du « substrat » mésolithique dans la déclinaison régionale du paradigme néolithique selon les auteurs (voir par exemple, Binder 2000 et sous presse ; Forenbaher, Miracle, 2006 ; Guilaine 2001, 2003 ; Zvelebil, Lillie, 2000).
Dans une aire géographique qui a connu un important renouvellement des données au cours des dix dernières années, la thèse se propose d’analyser en détail les activités développées au sein des sites qui se placent au sein de la période dite de transition (7ème et première moitié du 6ème millénaire). La caractérisation des activités d’acquisition, de transformation et de consommation des ressources végétales, animales et minérales sera abordée à travers l’analyse des traces microscopiques et macroscopiques d’utilisation portées par les outillages de pierre taillée qui ont permis leur réalisation (Semenov, 1976). Cette approche permet de poser des hypothèses sur la place de chaque site au sein des réseaux territoriaux et des calendriers d’exploitation des ressources naturelles. En s’appuyant sur les données contextuelles offertes par les études technoéconomiques et paléo-environnementales déjà disponibles, la thèse contribuera ainsi à la définition et à la comparaison des modes d’implantation territoriale et des systèmes de mobilité des derniers groupes mésolithiques et des premiers groupes néolithiques, question qui se placent au cœur des problématiques de sédentarisation et d’appropriation de l’espace.
Une telle étude doit ainsi offrir la possibilité d’une relecture de la transition entre économies prédatrices et productrices, en tenant compte des données et des méthodes d’analyse les plus récentes. Aussi devrait-elle contribuer à une meilleure connaissance à l’échelle régionale de cette période critique de la préhistoire, pour ce qui concerne l’évolution des stratégies territoriales, des traditions techniques et culturelles (Binder, Perlès, 1990). Sur le plan théorique, nous attendons également de ce travail qu’il porte un nouveau regard sur les méthodes d’interprétation des formes de territorialité à partir de l’étude des cultures matérielles.

Cristina De Stephanis, Doctorante UNS, Préhistoire et Ethnoarchéologie : systèmes techniques, espaces sociaux, transferts

Direction

Secrétariat

Tél : 33 (0)4 89 88 15 19
cepam@cepam.cnrs.fr

Venir au CEPAM : plan et indications

Pour venir au CÉPAM

Université Nice Sophia Antipolis
Pôle Universitaire Saint Jean d’Angély
SJA 3 – CEPAM UMR7264 – CNRS – UNS
24, avenue des Diables Bleus
F - 06357 Nice Cedex 4

Visualiser la carte