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Journées d’étude : la surveillance des mers et les systèmes de protection littorale durant l’Antiquité Tardive

2-3 mars 2017

Journées d'étude : la surveillance des mers et les systèmes de protection littorale durant l'Antiquité Tardive

Maison des sciences de l’homme et de la société sud-est, amphi 031

Programme

La fin des interventions de terrain sur le fortin de surveillance maritime de Can Blai (Formentera, Iles Baléares) permet une ré exion sur la nalité et le cadre où a eu lieu l’apparition de ce dispositif militaire des premières décennies du IVe siècle ap. J.-C. Après la présentation des principaux résultats des recherches menées sur le castellum de Can Blai, les journées d’étude seront consacrées aux questions de défense militaire en Hispanie et de surveillance maritime en Méditerranée, ainsi qu’aux exemples plus éloignés du Litus Saxonicum et de la mer Rouge.

Résumés

Raymond Brulet
LITVS SAXONICVM

La Notitia Dignitatum, datant de la fin du IVe siècle ou du début du Ve siècle, mentionne l’existence d’un littoral dénommé « saxon » qui s’applique tant à l’île (Not. Dign. Occ. 28) qu’à la façade continentale (Not. Dign. Occ. 37-38) et énumère les contingents et les fortifications qu’ils occupent au sein d’un dispositif militaire spécifique adapté à la défense concomitante des deux rivages de la Mer du Nord. Il s’agit donc d’un système mis en place à la fois pour la défense des côtes, la protection des ports et des embouchures de rivières et la surveillance du trafic maritime.

Ce dispositif a évolué dans le temps, comme d’ailleurs les objectifs poursuivis. Le développement de la flotte militaire a été provoqué par les dommages occasionnés par le piratage en mer, très répandu à partir de la fin du IIIe siècle, ensuite pour servir les intérêts des auteurs d’une sécession à l’Empire, Carausius et Allectus. Enfin, au IVe siècle, l’expansion maritime des Francs et des Saxons, bien attestée sur les littoraux continentaux, exigera une réponse plus organisée de la part du commandement militaire.

Katia Schörle
Surveillance militaire et sécurité des routes de la mer Rouge du 1er au 3ème siècle ap. J.-C.

“[Traianus] In mari Rubro classem instituit, ut per eam Indiae fines vastaret”[1]

Lorsqu’au quatrième siècle Eutrope, dans son Abrégé d’Histoire, mentionne l’institution d’une flotte militaire en Mer Rouge sous Trajan, nous sommes déjà loin de l’époque florissante du commerce entre Rome et l’Inde, lorsque vins précieux, poivre, ou encens transitaient par l’Egypte et ses ports maritimes. Nous savons aujourd’hui que les sommes investies dans ce commerce, parfois de l’ordre de plusieurs millions de sesterces, étaient colossales. Que faisait l’Etat, s’il le faisait, pour assurer la sécurité de ce commerce également fortement taxé, et comment s’organisait la surveillance du littoral de la Mer Rouge durant l’Antiquité ? Cette intervention reprendra l’état de nos connaissances sur le rôle et la présence militaire romaine en Mer Rouge entre le premier et troisième siècle après J.-C.

[1] Eutropius, Breviarium, 8, 3.

Javier Arce,
L’armée romaine dans la Diocesis Hispaniarum

Dans la Notitia Dignitatum, qui est le principal et pratiquement l’unique document que nous possédions pour connaître la composition de l’armée romaine aux IVe et Ve siècles, il n’est fait mention d’absolument aucune catégorie de troupes dans les Insulae Baleares (Îles Baléares). Néanmoins, il y avait peut-être dans la Péninsule Ibérique (et dans les îles) des détachements chargés de surveiller les chemins, tout comme dans l’« entourage » du vicarius et des gouverneurs. À première vue, les turres ou burgi qui sont attestés sur le territoire pourraient avoir servi à la défense et la surveillance militaire. Cependant, comme on l’a démontré dans beaucoup d’autres cas et comme l’attestent expressément des inscriptions, et comme cela a été spécialement bien étudié dans le cas de la Grèce, un grand nombre de ces turres ont pour fonction d’être des dépôts agricoles d’une propriété, destinés au stockage et à servir de lieu d’habitation des esclaves et des colons qui travaillaient dans l’agriculture du territoire. Le cas de la turris découverte à Can Blai pourrait en être un exemple.

Ricardo González Villaescusa
Formentera et la surveillance du Balearicum Mare au début du IVe siècle ap. J.-C.

Le fortin de Can Blai fait partie d’un système de surveillance maritime avec le site de Sa Muradeta à Formentera. On abordera la discussion de la chronologie et fonctionnement simultané de ces deux sites et sa possible interprétation historique dans les mouvementées premières années du IVe siècle ap. J.-C.


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