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Dynamique du peuplement en Tunisie depuis le Néolithique jusqu’au Moyen Âge : étude de cas

BENJEDDOU Mohamed
Directeurs de thèse : Pascal Arnaud, Mansour Ghaki, Université : Nice - Sophia Antipolis

Date d’inscription : 10/11/2002
Date de soutenance : 30/12/2006
Contact : benjedou@cepam.cnrs.fr

Cette étude sur la dynamique du peuplement se borne à retracer l’évolution de l’organisation spatiale des réseaux d’établissements qui se sont succédés depuis le Néolithique jusqu’au Moyen Âge. Le cadre géographique est constitué de deux régions différentes, chacune évolue différemment selon un contexte morphologique et végétal particulier ; la répartition spatiale des sites archéologiques suit la même évolution.

En effet, les données recueillies des prospections mettent en lumière un vide pour la période protohistorique, les sites de cette période sont en grande majorité recouverts par des colluvionnements, l’information reste donc, très lacunaire. La période romaine est caractérisée par une occupation dense, elle nous a laissé, en fait, non seulement les traces les plus nombreuses, mais aussi les plus diversifiées.

Le mode d’exploitation du sol dès le Néolithique jusqu’au Moyen Âge, le système d’habitat, les relations à établir avec les donnés géographiques ne peuvent être traités sans avoir recourir au SIG et à la télédétection : Approches effectives pour l’organisation et l’analyse des données spatiales dans le but d’appréhender l’occupation du sol sur l’échelle espace-temps.

L’objectif est de donner une dimension spatiale à nos données archéologiques et environnementales, tout en vérifiant les théories en vigueur. Des logiciels sont également disponibles et permettent l’organisation et la gestion des données. Une banque de données archéologiques est en rapport avec la documentation environnementale.

Des méthodes d’analyse statistiques des informations collectées (AFC/CAH ...) reposent sur un protocole descriptif inspiré des données archéospatiales, permettent de dégager les indicateurs qui ont pu structurer l’ensemble de l’espace étudié, et de procéder à une hiérarchisation des établissements archéologiques.

Nous nous bornerons à évoquer, dans cette étude, le Problème de l’habitat (son identification, sa typologie et sa répartition spatiale) ; en effet, cette donnée, bien que largement documentée, demeure encore mal comprise. Il en est de même pour le territoire : thème qui a suscité de vifs débats depuis quelques décennies et pour lequel il ne faut pas raisonner à partir des limites naturelles.

Les résultats de la prospection menée dans la région de Béja nous laissent penser à un changement du paysage agraire, un des principaux facteurs qui pourrait expliquer cette situation correspond à l’installation et au développement d’une économie agricole, au cours de la période romaine, caractérisée par une production intensive destinée en partie à l’exportation.
Enfin, la répartition des sites médiévaux sur l’espace étudié n’est pas identique à celle des périodes antérieures.

En conclusion, le problème de transition de l’antiquité tardive au Moyen Âge me fait penser à une continuité d’occupation ou à un repli de l’espace mis en valeur.


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