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BOUIRON Marc

Chercheur associé - Ville de Nice
Monuments, Textes, Images dans les sociétés anciennes et médiévales

Contacts :
Marc Bouiron
Conservateur du Patrimoine
Directeur du Service Archéologie de la Ville de Nice

16, rue François Guisol, 06300 Nice
Tél. 04.92.00.23.70
Portable : 06.86.57.11.79
Fax. 04.92.00.23.74
marc.bouiron@ville-nice.fr

Projet Collectif de Recherche : la Colline du Château à Nice

La colline du Château de Nice a été pendant des siècles le cœur de la ville, siège du pouvoir civil (le château) et religieux (la cathédrale). Si les premières fouilles de l’ancienne cathédrale de Nice remontent au XIXe s., il faut attendre l’hiver 1949-1950 pour que de véritables recherches scientifiques débutent, sous l’impulsion initiale de l’archiviste Armance Royer et de quelques étudiants prometteurs (entre autres Paul-Albert Février et Jacques Thirion). Poursuivies par Fernand Benoît, elles s’achèvent en 1963-1964 par des sondages profonds réalisés sous son égide par Danièle Mouchot.

Depuis 2006, un Projet Collectif de Recherches, coordonné par Marc Bouiron, a repris la question de l’occupation diachronique de la colline du Château, et plus spécialement les données de fouille de la cathédrale. Ce PCR, porté par la Ville de Nice, le CEPAM (UMR 6130), le Conseil Général 06, le Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes-Maritimes et de nombreux chercheurs extérieurs, a d’ores et déjà permis de renouveler la connaissance historique de cet ancien espace urbain et plus particulièrement de l’ancienne cathédrale, détruite en même temps que la fortification en 1706.Projet Collectif de Recherche : la Colline du Château à Nice

La colline du Château de Nice a été pendant des siècles le cœur de la ville, siège du pouvoir civil (le château) et religieux (la cathédrale). Si les premières fouilles de l’ancienne cathédrale de Nice remontent au XIXe s., il faut attendre l’hiver 1949-1950 pour que de véritables recherches scientifiques débutent, sous l’impulsion initiale de l’archiviste Armance Royer et de quelques étudiants prometteurs (entre autres Paul-Albert Février et Jacques Thirion). Poursuivies par Fernand Benoît, elles s’achèvent en 1963-1964 par des sondages profonds réalisés sous son égide par Danièle Mouchot.

Depuis 2006, un Projet Collectif de Recherches, coordonné par Marc Bouiron, a repris la question de l’occupation diachronique de la colline du Château, et plus spécialement les données de fouille de la cathédrale. Ce PCR, porté par la Ville de Nice, le CEPAM (UMR 6130), le Conseil Général 06, le Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes-Maritimes et de nombreux chercheurs extérieurs, a d’ores et déjà permis de renouveler la connaissance historique de cet ancien espace urbain et plus particulièrement de l’ancienne cathédrale, détruite en même temps que la fortification en 1706.

L’ancienne cathédrale de Nice

Sur la cathédrale elle-même, les premiers travaux ont consisté à réaliser une étude du bâti complète, sans tenir compte d’une stratigraphie trop mal décrite pour servir de support à la datation des différentes phases de l’édifice. Ce travail, réalisé par Fabien Blanc, a été accompagné d’orthophotographies systématiques, support du dessin en pierres à pierres réalisé de façon systématique.
L’étude du mobilier issu des fouilles anciennes a révélé une quasi continuité d’occupation de la colline du Château depuis la fin de la Préhistoire.

En 2009, la reprise des fouilles de la cathédrale (codirection d’Alain Grandieux et Lise Damotte) a permis de retrouver, sous les aménagements médiévaux, une église paléochrétienne, dont nous avions pressentis l’existence en 2008. Nous avons pu retrouver la totalité du plan de la nef et partiellement celui du chœur, et dégager le sol de béton de tuileau, très altéré pour avoir été utilisé pendant plus de mille ans. Le redressement des coupes des anciens sondages a permis de recueillir du mobilier, en stratigraphie, des niveaux correspondant à la construction des sols. Une première expertise permet de dater la première église du Ve s. Par ailleurs la fouille de niveaux profonds dans l’ancien chœur a montré la présence assez proche du rocher et des niveaux de la fin du second Âge du Fer au-dessus.
Dans la zone comprise dans l’ancienne clôture de chœur a été mis en évidence un état intermédiaire entre la cathédrale paléochrétienne et celle du XIe s. Avec l’abside centrale de la première cathédrale, antérieure aux absidioles latérales et aux autres maçonneries du premier état médiéval, il constitue la trace d’une réfection (carolingienne ?) de l’édifice primitif. La reconstruction de l’an mil s’effectue à partir du niveau du sol de la première cathédrale et réutilise de nombreux remplois antiques probablement présent dans l’ancien édifice. Un four à cloche, identifié comme un four de bronzier par Fernand Benoit, a été redécouvert.Enfin, nous avons pu mettre en évidence la création d’une crypte dans le dernier état médiéval (XVe s. ?).

Au sud de la cathédrale : le cimetière et les bâtiments des chanoines et de l’évêque

A l’extérieur de la cathédrale, les vestiges dégagés par Philippe Gény au milieu du XIXe s. ont été largement perturbés. La fouille (conduite par Romuald Mercurin assisté de Laurence Argueyrolles) a ainsi révélé une pièce enterrée dont les parois et le sol étaient en béton (abri de la seconde guerre mondiale ?) au contact du mur gouttereau sud de la cathédrale (contre l’absidiole) et deux sondages profonds réalisés par Fernand Benoît, dont nous n’avions quasiment pas de mention.

Il subsistait malgré tout une partie des tombes dégagées par P. Gény et la plupart des murs qui structuraient l’espace et qui appartiennent probablement à l’ensemble canonial (cloître ?) et au Palais épiscopal. Sous les tombes médiévales apparaissent des tombes plus anciennes, en bâtière, qui se rattachent certainement au premier état de la cathédrale. Cette phase du cimetière, mis en évidence et fouillée au XIXe s. avait alors été datée de l’époque romaine.

La fortification

L’ensemble de la fortification fait l’objet d’une relecture particulièrement novatrice grâce à l’étude croisée des textes d’archives (Alain Venturini, Philippe Rigaud), des textes littéraires (Hervé Barelli) et des recherches archéologiques (Éric Guilloteau). Grâce au levé topographique très précis des différents éléments encore visibles ou retrouvés en fouille, il est possible dès lors de reprendre dans le détail les différentes phases de construction, depuis le donjon-coquille primitif jusqu’aux massives fortifications modernes.

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